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jeudi 30 août 2012

Heptathlon cinématographique

Je suis une fervente du cinéma en solo, mais je dois avouer, un bon film entre potes y a rien de mieux. Par contre, merci l'épreuve !!

1 ère épreuve : la formation de l'équipe
Lancer l'idée d'un bon ciné entre amis c'est le risque ou l'occasion de voir les remplaçants rappliquer au dernier moment, gonflant le duo prêt au départ, et c’est là que les problèmes commencent…

L'enfer du dimanche

2 ème épreuve : le choix du film.
C'est pas parce que Jason le cousin d'Ashley s'est incrusté au dernier moment que cela doit gâcher ma séance, d'autant que pendant 1h46 je ne parle à personne, alors j’irai voir LE film que je veux !!

3 ème épreuve : Bon, c'est quoi le film qu'on va voir ?

4ème épreuve : Les compromis dans la tactique
Après avoir éliminé les films déjà vus par les participants, il faut gérer les manies des uns et des autres, entre Brenda qui ne va voir que des films anglophones, c'est un principe rien n'est mieux que d'entendre de l'anglais et c'est tout. Peter qui refuse les films français et ses actrices fadasses, Carolina qui de toute façon ne veut que de la VO, la vraie voix de Brad Pitt sinon rien ! Et Tom qui après un jeun cinématographique de 4 ans s'est décidé à re-fréquenter les salles obscures, veut un film léger... on est mal barré…

Le stratège

5 ème épreuve : Du coup, on va voir quoi ?

6 ème épreuve : Le jour J.
Je pensais que le choix du film serait l’épreuve la plus décisive de cette séance entre amis, et bien je me fourrais le doigt dans l’œil comme qui dirait ! Une fois le rendez-vous au cinéma donné, il faut gérer Melissa et Hubert toujours à la bourre, c’est un principe 
« On trouvait plus nos clés, on avait perdu la voiture et on savait pas où la garer », John qui a encore oublié sa carte d’abonné, qui n’a donc pas assez pour payer « Pourtant je me vois la mettre dans la poche je comprends pas… ! », ou encore les derniers passages aux toilettes « non mais t’as pas prévu avant ?? le thé avant le ciné c’est pas possible ! »


7 ème épreuve : Ne pas se planter de salle, se faire tout petit vu notre retard, ranger ses affaires, éteindre son portable en checkant qu'Anne So n'a pas envoyé un message pour après, trouver la position adéquate tout en enlevant ses chausures, c'est ben plus agréable! et se laisser aller, juste se laisser aller et oublier tous ces aléas...

Joue la comme Beckam

8 ème épreuve : La victoire ! 
On monte en deuxième division, on a adoré! Brenda accepte maintenant de voir des films   allemands, Carolina se dit que pour un dessin animé, la VO est pas indispensable et John a déjà proposé un nouveau rendez-vous ciné, bref, la prochaine fois on se fera une toile encore plus nombreux !!

jeudi 16 août 2012

Ciné-bouillie


Ciné léger pour lendemain de soirée

Il est vrai que le farniente et la chasse aux élus de l’été n’est guère propice au visionnage de films. Alors de mon coté j’ai fais un choix, la journée on bronze en bord de Loire avec un bon bouquin, les pieds en éventail, la tête sous le parasol, les jambes au soleil. En fin d’aprem on commence l’apéro, inévitable et indispensable à une journée estivale réussie, le soir bien sur on fait la fête, on se déhanche sur le dancefloor survoltée et le lendemain tout se gâte. On se réveille, mal aux cheveux, la bouche pâteuse, mal aux coups de soleil, on se traine, et c’est là, oui Mesdames et Messieurs, artyshets et artyshettes, c’est là, où un bon film apparait comme LA solution au mal de crâne, au va-et-vient incessant entre le lit et les toilettes, à l’indécision perpétuelle entre une bonne sieste et le fameux « faudrait-quand-même-que-je-fasse-quelque-chose-de-ma-journée ».

Dans la série des films typiques de l’été où faut pas trop réfléchir, parce que quand même c’est les vacances et la soirée a été rude, je vous ai concocté une sélection des plus légères, à presser directement des yeux au cerveau.

Avant tout, nous les filles on veut de l’amour, beaucoup d’amour, de la frivolité, et quoi de mieux que les amours d’été ! Histoire d’oublier le baiser raté et alcoolisé avec l’inconnu de la veille, pour ça bien sûr les classiques du genre (que je vous épargne, on a dit "frivolité!", mais en plus léger, je vous propose Adventureland : un job d’été à éviter, de Greg Mottola, avec en prime au casting Ryan Renolds, bah oui un film oui, des beaux mecs, surtout !

Seul vrai bon argument au film

En plus trash mais néanmoins complètement dingue et envieux Projet X de Nima Nourizadeh, où l’histoire absolument délurée de jeunes qui décident d’organiser une fête mémorable.

Je crois que vous avez oublié le bas, enfin je dis ça je dis rien...

Petite pause : on est en été, notre cerveau n’est pas entièrement disponible pour de l’intellectuel poussé, alors oui cette semaine on parle de films vraiment, vraiment légers.

Et puis on a besoin d’humour, plusieurs doses d’humour par jour qu’y disent ! et là moi je dis quoi de mieux qu’un bon Age de Glace, incontestablement indétrônable dans les films drôles de l’été. Et là je vais faire une entorse à mes nombreux principes d’intellectuelle de bas étage : On regarde l’Age de Glace mais en VF oui, oui !! la voix de Sid le paresseux en sera des plus savoureuses, « Oh un pichenlit !... »



Si dans ton parcours du combattant entre la cuisine et le plat de pâtes, les toilettes et (on veut pas savoir) et ton lit, tu arrives à sortir de chez toi, file voir Starbuck, un film à l’humour québécois qui rafraichit les neurones, où un homme se retrouve père de 543 enfants, suite à de nombreux, très nombreux dons de spermes. Un régal pour les zygomatiques.


Et puis pour ceux qui ne peuvent partir en vacances, on veut des films qui font voyager et rêver et qui en mettent en plein la vue, dans ce cas un bon Blue Crush ne peut pas faire du mal, des belles nanas, des belles vagues et bien sur la dose quotidienne de testostérone.

Juste pour voir la mer et la plage

De mon coté j’ai choisi Limitless avec Bradley Cooper, rien à voir avec l’été, mais on se prend à s’imaginer dans un monde où nous pourrions utiliser au maximum nos capacités humaines...et si j'utilisais mes espaces de cerveau disponibles pour arrêter d'écrire mes articles 5 min avant le bouclage de la rédaction (certes plus ou moins floue mais malgré tout limitée par la pendule) d'artyshow...

mercredi 18 juillet 2012

Ciné débarras

Un déménagement= 4 films gagnés !!


Y’a un truc qu’est bien avec les déménagements c’est cette sensation de surplus matérialiste qui procure à la fois une appréhension du « J’aurai jamais fini ces cartons à temps » et une surprise incessante « Oh j’avais ça ? cool… Orhg j’avais ça ? ah merde… »

Bref, dans mon cas, j’ai commencé la carton-party il y a quelques jours et déjà, je retrouve des films perdus, sous la pile de livres non lus, jonchés sur les fringues que je ne mets plus, coincés dans le meuble qui ne ferme plus…

Lost Highway…David Lynch… pourquoi j’ai ça ? ah oui le prêt temporaire d’un ami qui s’est éternisé… Je n’ai d’ailleurs toujours pas vu le film, peut être un peu d’appréhension à l’idée de voir un David Lynch, seule, dans le noir, au fond de mon lit (personne n’est emballé à l’idée d’une soirée Lynch, je comprends vraiment pas pourquoi …), La solution ? Accompagner le film d’un morceau de chocolat, toujours en haut des cartons au cas où, et rien m’empêche de regarder le film les lumières allumées. Tiens Shining, de Stanley Kubrick…je croyais avoir réussi à l’égarer et ne pas avoir à le regarder…





Dancer In the Dark…Bjork… Catherine Deneuve, là pour le coup je vois plus pourquoi j’ai mis ce film de côté. Ah oui il parait qu’on fait que de pleurer. Palme d’or, casting de rêve, génie de réalisateur, comme quoi ça m’a pas encore suffit. La solution ? Faudrait que je trouve une épaule sur qui pleurer, masculine de préférence…




Keane de Lodge Kerrigan… de mieux en mieux, j’ai même pas ouvert la boite. Je me souviens : le cadeau d’une amie à qui j’ai pas osé dire que j’avais déjà vu le film et que j’avais pas aimé… Mais comme il rend bien sur l’étagère je le laisse, l’apparence intellectuelle ça se travaille !! La solution ? Me replonger dedans, les a priori de côté, et qui sait ? les bons crus, plus ça prend de l’âge, meilleur c’est.



DVD Week end d’intégration 1ère année… Oh My God cachez moi ça tout de suite !!! Me revoir déguisée en Génie d’Aladdin ? non merci, cette époque restera un souvenir planqué sous les livres non lus, jonchés sur les fringues que je ne mets plus, coincés dans le meuble qui ne ferme plus…(en espérant que cela ne ressorte pas au détour d’une quelconque soirée souvenir)
Sisi j'ai réussi à me déguiser comme, 
si vous êtes un sage un jour, vous verrez...



Et bien voilà, c’est ce qui s’appelle faire un article sur des films que je n’ai jamais vu ou que je n’ai pas aimé !! Tout arrive. 

En tout cas ne faites pas comme moi et aller voir ces films !!

jeudi 5 juillet 2012

Le culte du culte


Phrase cultes, à vos marques, partez!!


Jeudi 18h : Rendez-vous en terrasse entre filles d’artishow sur un fond de musique danse so 90’s, classique. Chacun y va de sa proposition pour le thème à venir qui dictera nos élucubrations pendant quinze jours : le mime, la randonnée, la peinture sans amiante...

Et chose que peu de groupes de filles peuvent se vanter, celui d’artyshow est composé d’une fan, d’une addicte que dis-je, d’une dingue des années 90. Le thème était lancé. Et avec, la question, CETTE question : de quoi vais-je parler… le ciné des années 90 ? c’est vague, la montée en puissance de Tom Cruise ? on s’en fout il vaut plus rien, Babe le cochon ? mouais un article la dessus ça va être chaud… 


Et là, comme à chaque fois, sisi je vous assure, une illumination : les 90’s c’est LA décennie des films cultes avec des phrases cultes. Et là je me dis c'est le mimi, c'est le rara, c'est le miracleJack, je vole (jack c’est mon ami imaginaire), j’ai trouvé, cette semaine je parle des phrases cultes. Mais comment je m'y prend ? 




On me reproche souvent de dénigrer le cinéma français, mais là je dois m'incliner, la comédie française des 90's est inégalable!!

Terrible les queues de cheval...


Je l'avoue je suis comme qui dirait soulagée voire même content d'avoir déniché mon sujet et le truc un peu étrange c’est que quand je suis content, je vomis. Mais bon ayant été élu l’homme le plus classe du monde, je me ressaisie. Ordi, clavier, neurones disponibles, c'est parti.

« Betty ! » (la serveuse)  « Passe moi la gourdasse, j'ai grand soif! » Assise en terrasse je reprends cet article sur lequel je sèche et me dessèche.


Je ne me lasse pas de voir et revoir c'te scène


Oups, j’ai effacé tout ce que j’avais écrit… Ah écoutez, moi je n’aime pas être grossier mais là il faut employer le mot : c’est un con!, oui j’aime parler de moi à la troisième personne.




L’écriture d’un article ça fait un peu ça : jour, nuit, jour, nuit, parfois des bides (nuit !) et des modestes idées (jour !)… surtout quand les voisins de table ont la délicatesse d’utiliser la langue française dans son plus pur romantisme « Dis-lui qu'elle a les yeux qui sentent le cul » ce qui en général finit par un vieux regard lancé vers le voisin pour s’assurer qu’il ne parle pas de nous. On se (re)concentre et on essaye d’avancer sur cet article consacré au ***** cinéma des années 90 et qui ne m’inspire pas.

La vérité, c'était bon les 90's !!!


Qu’est-ce que c’est qu’ce binz ? Non mais sans dec’, c’est vrai : Qu'est-ce qu'il veut le p'tit gitan? Il veut laver les carreaux d'mes lunettes? Pardon je m’égare, on se re re concentre…

Mademoiselle ? (c’est moi), Votre colin, avec ou sans patates ? 100 patates !! oui une après midi à réfléchir ça creuse…

J’en étais où ?
Ah oui les phrases cultes...










jeudi 21 juin 2012

Bricole ton film

Lancé par le non moins célèbre et complètement génialissime Michel Gondry, les films bricolés sont à l’honneur cette semaine !! L’occasion de mettre en image nos rêves les plus fous avec trois fois rien...


Revenons un instant sur ce génie qu’est Michel Gondry. (Génialissime, génie, oui il est probable que j’adore ce mec…)
Connu au départ pour une réalisation novatrice de clips et sa collaboration avec notamment Bjork, le monde magique de ce français s’étend par la suite à la publicité. Les Rolling Stones, Radiohead, Air France, Levi’s, tous le réclament, pour son univers illustratif des plus originaux.


Le hérisson à 1min 45, trop fort…




En 2001 avec Human Nature, le magnifique Michel Gondry se lance dans le cinéma. Mais c’est avec la réalisation de La Sciences des rêves (2005) et Soyez Sympa, rembobinez (2008) que l’univers créatif de ce cinéaste exceptionnel prend une nouvelle ampleur. Souvenez-vous du cheval sur le piano ou de la pizza en guise de cerveau explosé… (Oui va falloir revoir les films pour retrouver, Mouahahaha !!)



Sont alors lancés les films suédés (mot inventé par le super et topissime Gondry), et un concours organisé par cet extraordinaire réalisateur français. Le principe ? Réaliser soi-même le remake de films connus. Allez, pour toi lecteur et spectateur, un exemple :




Dans le même esprit, tu as les films dits bricolés. Parmi les manifestations que compte notre cher pays, j’en ai retenu deux : La journée du film bricolé, à Billom tous les ans et le festival Prototype Vidéo à Montreuil sous bois. Ces deux évènements permettent aux cinéastes encore cachés de s’exprimer soit au cours d’une journée, soit de participer à la programmation du festival. L’idée ? Montrer au public des œuvres amateurs.
Le hic ? La journée du film bricolé, n’aura exceptionnellement pas lieu cette année, et le festival Prototype Vidéo a déjà eu lieu… (ouais je sais c'est pas cool) mais cela vous laisse tout le temps de préparer votre œuvre cinématographique !!

Pour se faire une idée :

Prototype d’or en 2008


Prix du Public, Prototype Vidéo 2006



Mais pour en revenir au brillant et sublime Michel Gondry, nous attendons prochainement son nouveau film prévu pour 2013, avec l’adaptation de l’œuvre de Boris Vian, l’Ecumes des jours. Audrey Tautou, Romain Duris, Gad Elmaleh, Omar Sy et autres constituent un casting très frenchy !! En avant première (oui j’ai certains contacts avec Gondry), une photo du film :

Perso, jveux bien être enfermée dans un nuage avec Romain Duris...


Alors voilà, plus d’excuses !! Tout est entre tes mains, pour toi aussi, devenir un cinéaste, et qui sait, un jour verra-t-on peut être ton œuvre sur les écrans…


               http://www.festival-prototype.com/

jeudi 7 juin 2012

Ou quand la musique devient prétexte au film...

Voyage dans des bandes sons very gypsy!



Quelques notes de Yann Tiersen et c’est Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain qui nous emporte. Quelques violons d’Alberto Iglesias  et le monde d’Almodovar s’ouvre à nous. Un brin de funk avec Saturday night fever et les Bee Gees signent l’une des bandes originales les plus marquantes du cinéma. 

Parce que le cinéma ce n’est pas que des images, aujourd’hui je vais te parler des bandes son des films, ou comment voir le cinéma à travers la musique. Les bandes sons nous donnent des frissons, nous font couler des larmes, nous emmènent en voyage, accentuent le suspens, soulignent le romantisme, pointent la surprise… la musique d’un film originale ou non, accompagne le film, quitte à remplacer les dialogues.

Je vais donc te présenter cher artishow, des films-musicaux, et qui dit quinzaine gypsy, dit ambiance tzigane, gitane et flamenco, Olé !

Bien sûr pour commencer, un petit retour sur les grands films d’Emir Kusturica, réalisateur et musicien. Ses bandes sons les plus connues, sont le fruit d’une collaboration avec le compositeur Goran Bregovic, Le temps des Gitans, Arizona Dream et Underground. Depuis Chat noir, Chat blanc, Kusturica lui-même et son groupe The No Smoking Orchestra, d’inspiration rock yougoslave réalise la musique des films. Alors appuie sur play et danse, oui danse, sur la table de ton 20m² !


Mmm fait péter tes trompettes...


Dans le genre musique tzigane, les films de Tony Gatlif font figure de référence. Plusieurs fois récompensé, ce réalisateur considère la musique comme un élément essentiel de ses réalisations. Gadjo Dilo, Transylvania, Swing autant de films qui méritent d’être regardés tant pour leur images que leur ambiance musicale. 


En tout cas moi je suis en train de danser...



Et maintenant partons vers des films moins connus mais tout aussi musicaux!






En 2007, sort le film Gypsy Caravan de Jasmine Dellal et retrace le voyage de cinq groupes tziganes. De la musique gitane, jazzy, indienne au flamenco la réalisatrice suit ces musiciens dans leur concert et leur musique ensorcelante à travers le monde. Enclenche le film et fait ton propre road movie musical.







Je dois avouer que l’une des musiques qui me transperce le plus et me donne un maximum de frissons reste le flamenco. Si toi aussi, ou si tu es prêt à de nouvelles découvertes je te présente le film Flamenco Flamenco de Carlos Saura, sorti en 2011. Comme son nom l’indique ce film offre un hommage et un portrait du flamenco autour de grands musiciens, chanteur et danseurs. Faites place à la sensualité, la force, à l’émotion, aux voix cassées et aux robes du flamenco.


Alors là jsuis tellement fan







Et pour finir un film bien français mais avec une musique originale composée par le célèbre Claude Golling et le non moins connu Django Reinhart, le film Le Gitan offre une bande son dès plus gitane. Incarné par Alain Delon, ce gitan révolté face aux conditions dans lesquelles doivent vivre son peuple, et condamné à l’errance se met à voler et piller.





Alors monte le son de tes enceintes, pousse les meubles, préviens tes voisins, car ce n’est plus seulement un film que tu regardes mais bien un film que tu vas surtout écouter ! 

jeudi 24 mai 2012

Beaux Gosses à Bâbord


La chasse aux belles gueules est ouverte !!
Mais attention à ne pas se laisser avoir…


Depuis une semaine la chasse au glamour, aux strass, aux paillettes, aux décolletés, aux costumes trois pièces, fait rage sur le fameux tapis rouge et ses 24 marches au Palais des Festival de Cannes (notre escalier de la guinguette à nous en quelques sortes…).


Parce qu’attendre toute la journée la tête entre les pots d’échappement et les aisselles humides de mon voisin de gauche pour espérer entrevoir THE star, n’est pas trop mon truc, je préfère me plonger dans les magazines girly et leur chasse à la plus belle photo d’un énième profil de Marion Cotillard. Rêver oui, me faire piétiner non !


Car il faut bien l’avouer le glamour vend le cinéma ! Combien de fois suis-je aller au cinéma uniquement pour la belle gueule d’un acteur, (non Brad je ne parle pas de toi…Burn After Reading, really ?!!), le sourire d’un autre (ah Colin… non vraiment le blond dans Alexandre, très mauvaise idée !!), les fesses d’un britannique (Jude, comment t’es-tu laissé embarquer dans Artificial Intelligence ?! et cette gomina, oh my god !), et que dire d’un couple franco-américain (Leonardo, Guillaume, oui vous étiez jeunes, oui vous vous cherchiez, mais La Plage ? non vraiment… en plus depuis je suis traumatisée par les requins !!).



Faut que je prenne plus de recul, beau gosse ne veut pas dire chef d’œuvre, ou alors faut que je coupe le son…

Elles sont fortes ces stars, grâce à leur sourire via le papier glacé de girly magazine, elles nous vendent des films, plus ou moins bons d’ailleurs. Alors non, je n’irai pas voir De Rouille et d’Os pour les beaux yeux de Mathias Schoenaerts mais bien pour le jeu insipide de Marion Cotillard (Oui il se peut que j’ai un truc contre elle…).Je n’irai pas voir Cosmopolis pour le sourire de Robert Pattinson, mais j’irai bien pour Mathieu Amalric, mais si vous voyez qui c’est, un petit français bizarre ? 


Je n’irai pas voir Moonrise Kingdom pour les muscles de Bruce Willis et Edward Norton mais bien pour le petit juvénile à la moustache naissante. Je n’irai donc pas non plus voir Sur la Route, pour la belle gueule de Garett Hedlund mais bien pour Alice Braga, oui moi non plus je ne sais pas qui c’est. Je ne payerai pas non plus mon ticket pour 7 jours à la Havane et voir le charme de Daniel Bruhl mais bien pour le sex appeal d’Emir Kusturica. D’ailleurs je ne suis pas allée voir Dark Shadows pour la beauté de Johnny Depp, parce que franchement le genre vampire et tache de sang dans les draps au réveil, non merci, par contre Eva Green… oh oh, je crois qu’a défaut de pouvoir mater les hommes dans un film, me tournerai-je vers les femmes ?...



Finalement, je crois que sans le glamour et les stars, le cinéma perdrait un charme fou. Alors oui, oui! je l’avoue, je chasse les stars, leur mariage, leur divorce, leur robe, leur bijoux, leur muscles, leur sex tape, heu non pas ça… leur humour, leur sourire, leur engagement, leur gamelle en talons, leur kilos en moins…et leurs films, parce que ce sont des acteurs, et même des bons très souvent…




jeudi 10 mai 2012

« Sous le Voile »


Tell Me Your Little Secret Honey Bun'Bun' ...

Le mois de mai pointe timidement son nez,
Les fleurs tentent discrètement certaines percées,
La guinguette n’est pas encore arrivée,
Alors pour me consoler,
Je campe au ciné et dévore moult dvd
Et aujourd'hui, je vais te raconter En Secret
(un peu de poésie pour passer une bonne journée...)



 Mettons les voiles pour mon coup de cœur de ces derniers mois : le film En Secret de Maryam Keshavarz. En Secret ou qui veut des nouvelles de la jeunesse iranienne ?!

Petit speech pour un petit artichaut :
Sous le voile, se cache l’impossible histoire d’amour entre Atefeh et Shirin, deux amies d’enfance. Avides de liberté, ces deux jeunes iraniennes vivent au rythme des soirées clandestines, consomment de la drogue, écoutent de la musique déviante, la tête pleine de rêves. Mais, dans une société où l’intégrisme religieux et la pression des hommes sont partout, la réalité les rattrape. Se dévoile alors, Mehran, le frère d’Atefeh, devenu agent de la police de la moralité qui condamne cette vie de débauche. Mais à défaut de tomber le voile, Merhan tombe amoureux de Shirin et fait de cet amour une obsession…


Cette œuvre tournée en secret au Liban, et censurée en Iran, bouscule les tabous et le politiquement correct (et oui deux thèmes en un cette semaine !!) d’une génération qui refuse les lois liberticides.
La réalisatrice d’origine iranienne et qui vit aux Etats Unis, nous offre un film audacieux servi par un casting touchant et des plans esthétiquement travaillés.


Pour appâter votre curiosité, un petit spoiler : le summum du film est atteint, selon moi, lors d’une séquence où les personnages principaux doublent des scènes d’ébats sexuels du film Harvey Milk…un moment d’envolées sexuelles purement libératrices.


En Secret, une perle dans le cinéma iranien contemporain, un film politique comme on en a besoin, à voir.


jeudi 26 avril 2012

Un Passé Politiquement Incorrect ...


Le Cinéma Allemand de l’Après Guerre
Ou comment se (re)construire une identité lorsque son passé est digne du politiquement incorrect ? (tout un programme !)


Aujourd’hui je vais te parler du cinéma allemand de l’après guerre, but why ?! As-tu entendu parler de la future publication de Mein Kampf? Ici nous n'allons pas tergiverser sur ce fait, mais nous allons plutôt essayer de te donner des pistes sur la manière dont la jeunesse allemande, des années 60 à aujourd'hui, a essayé de se reconstruire en tant qu'entité historique et humaine.



Selon nous, en partant du « jeune cinéma allemand » jusqu'au « nouveau cinéma allemand » le paysage cinématographique de l’Allemagne a su intégrer les questions de sociétés en revenant sur les faits de la seconde guerre mondiale avec justesse voire humour...

Il s’agit pour de nombreuses générations en recherche d’une identité dite "nationale" d’apprendre à vivre ce passé, pour mieux vivre le présent. Alors, ne te sens-tu pas un peu concerné petit artichaut?



Je te propose donc une sélection de films sur fond de critiques politiques et sociales, qui montrent cette quête de l’identité :



Le film Anita G. d’A. Kluge, de 1966, montre l’itinéraire d’une jeune fille juive qui passe à l’Ouest et désire s’y intégrer. Cette œuvre interroge les traces laissées par le passé sur le présent.







L’un des films les plus marquants sur les femmes, elles aussi en recherche d’une nouvelle identité, est celui d’H. Sanders-Brahms de 1980 : Allemagne mère blafarde.
Ce film met en scène les contradictions d’une mère redevenue épouse suite à la guerre. Ce film est un des seuls à dresser un inventaire de l’ère nazie.









Et comment ne pas te parler de Fassbinder,qui représente un continent cinématographique à lui seul ! Ce réalisateur aime à dresser des portraits de société de l’Allemagne. L’un de ses films phares : Le secret de Veronika Voss sorti en 1982 dresse le portrait d’une femme de l’après guerre rongée par une identité perdue, de gloire et de succès sous le IIIe Reich. Huit récompenses à son actif !!




Ces réalisateurs du dit nouveau cinéma allemand ont inspirés et inspirent encore les films d’aujourd’hui et reviennent sur des sujets de sociétés, délaissés dans les années 80 au profit de production plus grand public.

Cours, Lola cours, de Tom Tykwer, en 1998 aborde avec brio, le hasard, le temps, la recherche morale, du qui suis-je, et ce, autour de trois actes. Sur une même situation de départ, trois actes, trois dénouements, démontrent la fragilité de la vie, des rencontres, des moindres gestes…comme un écho à cette quête d’identité de la jeunesse allemande. (et de la notre par la même occasion !)

"Qui sommes-nous? d'où venons-nous? où allons-nous?"

Plus récemment des films tels Good Bye, Lenin !, de Wolfgang Becker en 2002, ou La chute, d’Oliver Hirschbiegel en 2004 ont réouvert des pages de l’histoire autrefois refoulées.
Toujours dans cette quête de l’identité, le réalisateur germano-turc Fatih Akin aborde dans ses films la question de l’intégration actuelle des jeunes turcs sur le territoire allemand. Voir Head OnDe l’autre côté

Alors voilà, le cinéma a permis à l’Allemagne de revenir sur une partie de son histoire, tout en utilisant (ou pas) le politiquement correct, et de travailler la manière dont cette nation se projette dans l’avenir et y vit son identité.

A vos télévisions les amis ! Revivez ces films marquants d’une génération d’allemands en proie à la question de l’identité !